Syndrome de Sicard

Sommaire

Le syndrome de Sicard est une forme de zona auriculaire. Causé par le virus de la varicelle et du zona (VZV), il associe des symptômes tels qu'une éruption localisée, une paralysie faciale et des vertiges. Tout ce qu'il faut savoir sur cette maladie dans la suite de notre article.

Syndrome de Sicard : l'essentiel sur le zona et le VZV

Le syndrome de Sicard désigne l'une des formes cliniques du zona auriculaire. C'est une réactivation de l'infection virale liée au VZV (virus de la varicelle et du zona), au niveau de l'oreille.

Le zona, conséquence d'une infection par le virus VZV

Le zona désigne les symptômes consécutifs de la réactivation du virus VZV chez les personnes préalablement infectées. Le virus du VZV, dans sa primo-infection, est responsable de la varicelle mais après guérison, il reste présent dans l'organisme, localisé dans les neurones sensitifs (ganglion sensitif) où il reste latent, c'est-à-dire qu'il reste au repos et ne déclenche aucun symptôme.

Le zona ne peut survenir que chez des personnes ayant déjà été infectées par la varicelle. En effet, dans certaines circonstances (stress, traumatisme, maladie...) il se produit une réactivation de l'infection. Le virus migre alors le long des fibres nerveuses jusqu'à la peau et déclenche des symptômes caractéristiques. 

La localisation d'un zona varie en fonction du territoire nerveux innervé par le ganglion sensitif affecté. Dans le cas du zona auriculaire, le virus est réactivé au niveau du ganglion géniculé du nerf facial.

Définition du zona auriculaire

Le zona auriculaire correspond à une réactivation du virus VZV au niveau du ganglion géniculé du nerf facial. Il entraîne différents symptômes, dont le plus caractéristique est une éruption cutanée au niveau de l'oreille.

Il touche le nerf facial, principalement au niveau de sa branche sensitive appelée nerf intermédiaire de Wrisberg ou VII bis, responsable de la sensibilité cutanée au niveau d'une zone dénommée zone de Ramsay Hunt qui comprend :

  • le tympan ;
  • la paroi postérieure du conduit auditif externe ;
  • la conque, zone du pavillon de l'oreille en forme de fosse sur laquelle s'ouvre le conduit auditif.

Le VII bis assure également l'innervation gustative des deux tiers antérieurs de la langue.

Le syndrome de Sicard correspond à la forme complète du zona auriculaire, en lien avec l'extension de l'infection au ganglion de Scarpa, siège des corps des neurones impliqués dans l'équilibre, et à l'organe de Corti, impliqué dans la perception auditive.

Contamination par le virus du VZV

La contamination par le virus du VZV se fait d'humain à humain, par inhalation de gouttelettes respiratoires émises par les personnes atteintes de varicelle, ou par contact direct avec les lésions cutanées, qu'il s'agisse de la varicelle ou du zona.

Un zona peut survenir à tout âge, mais la survenue est favorisée par certains facteurs : l'âge (le risque augmente chez les personnes âgées) et la baisse de l'immunité (immunodépression), par exemple en cas de traitement par corticothérapie prolongée, chimiothérapie anticancéreuse, traitements immunosuppresseurs, infections par le VIH, ou maladies hématologiques.

Symptômes du syndrome de Sicard

Le syndrome de Sicard associe l'éruption, les douleurs et la paralysie faciale, à des troubles de l'audition et de l'équilibre. Les signes auditifs sont représentés par des acouphènes et une baisse de l'audition modérée, prédominant sur les fréquences aiguës.

Les troubles de l'équilibre peuvent apparaître de façon retardée. Ils surviennent de manière brutale, par un grand vertige qui régresse en quelques jours.

Le syndrome de Sicard comprend également les symptômes habituels du zona auriculaire : un syndrome grippal (fièvre, fatigue, courbatures), des signes sensitifs au niveau de la zone de Ramsay Hunt, et une éruption cutanée caractéristique.

Syndrome de Sicard : diagnostic et traitement

Le diagnostic est avant tout clinique, devant des symptômes évocateurs. Cependant, un diagnostic virologique est nécessaire devant les formes graves mais aussi en cas de doute. Il consiste en la détection du virus sur échantillons sanguins ou dans des prélèvements au niveau des lésions.

Le traitement fait appel aux antiviraux par voie orale ou, dans les formes les plus sévères, par voie intraveineuse. Une corticothérapie est parfois associée mais son intérêt est controversé. Un traitement efficace contre la douleur est associé.

Bon à savoir : on peut aussi utiliser des huiles essentielles antivirales telles que l’huile de niaouli et l’huile de ravintsara à combiner à une huile antidouleur telle que la menthe poivrée. Mélangées dans de l'huile végétale de calendula elles sont à appliquer plusieurs fois par jour.

L'éruption cutanée et les douleurs cèdent au bout d'une semaine, en revanche la paralysie faciale évolue pendant environ 6 semaines, avec une récupération variable pouvant laisser des séquelles. Les douleurs peuvent persister et laisser place à une névralgie rebelle. Les troubles de l'audition, quant à eux, sont irréversibles et ne s'améliorent que partiellement.

À noter que si les douleurs persistent encore après 3 on peut utiliser une pommade à base de piment de cayenne (capsaïcine), un des rares traitements naturels approuvé par l’autorité de santé américaine (FDA). Il est également intéressant, si cela ne suffit pas, de tester l’huile essentielle de géranium d'une efficacité comparable au piment.

Ces pros peuvent vous aider